jeudi 17 avril 2014

Table ronde sur la sécurité à vélo




Mes collègues du Groupe de recherche sur les saines habitudes de vie et l’obésité du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) et moi organisons une table ronde sur la sécurité à vélo. L’évènement aura lieu le mardi 29 avril prochain à Ottawa au Musée Canadien de la Guerre entre 17h30 et 19h30. Les objectifs sont les suivants :

  1. Discuter des bienfaits de différentes mesures pour améliorer la sécurité à vélo incluant notamment les infrastructures cyclables, le port du casque et les mesures d’apaisement de la circulation.
  2. Présenter la perspective de la ville d’Ottawa et d’un organisme à but non lucratif (8-80 cities) pour promouvoir le vélo et améliorer la sécurité.
  3. Offrir amplement de temps au public d’interagir avec les panélistes.

L’objectif de l’évènement est d’offrir une discussion nuancée sur la sécurité à vélo dans un format accessible aux membres de la communauté. Je ferai une brève introduction sur les bienfaits du vélo et, ensuite, 4 panélistes seront invités à faire une présentation de 15 minutes. Finalement, les présentations seront suivies d’une période de discussion d’environ une heure. Les présentations seront en anglais, mais le public aura l'occasion de poser des questions en français.

En passant, le musée est très facilement accessible à vélo par la piste cyclable qui longe la rivière des Outaouais, tout près des centre-villes d'Ottawa et de Gatineau. Il y aura même un léger buffet. Pour vous inscrire à la liste des participants (afin de nous donner une meilleure idée du nombre de participants), je vous invite à cliquer sur cet hyperlien.

Si vous ne pouvez pas y assister, sachez que certaines des présentations seront disponibles en ligne après l’évènement. J’ajouterai les hyperliens en temps et lieux. Je vais aussi ajouter plus de détails à propos des panélistes la semaine prochaine.

  
Remerciements

Cet évènement est subventionné par le programme des « cafés scientifiques » des Instituts de Recherche en Santé du Canada. Je voudrais aussi remercier la Fondation du CHEO qui nous permettra d’utiliser la salle qui est à sa disposition pour le Défi CN pour le CHEO, la randonnée cycliste annuelle qui sert de collecte de fonds pour la Fondation. Le défi aura lieu le dimanche 4 mai prochain et plusieurs parcours sont proposés (vous pouvez consulter ce site web pour plus d’information). Je ferai le 70 kilomètres comme les années précédentes.

vendredi 4 avril 2014

La santé : grande négligée de la campagne électorale Québécoise



Au moment où j’écris ces lignes, la campagne électorale Québécoise entre dans le sprint final. Les élections auront lieu lundi prochain, sans compter qu’un certain nombre d’électeurs ont déjà voté par anticipation. En suivant la campagne électorale de l’extérieur (mais pas de très loin), ce que j’ai retenu, c’est la répétition ad nauseam des 4 mêmes sujets. C’est à en perdre son Latin…

D’abord l’économie – la fixation des trois principaux partis qui semblent avoir oublié que l’économie est un moyen (aussi important soit-il), mais pas une fin en soi. À ce sujet, le parti libéral du Québec (PLQ), le parti Québécois (PQ) et la coalition avenir Québec (CAQ) semblent avoir déchiré leur chemise pour dire à peu près la même chose. D’accord, ces partis ne proposent pas exactement les mêmes politiques, mais ils ne se distinguent pas substantiellement l’un de l’autre sur l’axe gauche-droite en matière économique.

Quant aux trois autres sujets, il s’agit de l’intégrité (ou plutôt des problèmes associés au manque d’intégrité), du référendum (même si le PQ l’a repoussé aux calendes grecques par crainte de ne pas être élu, que la CAQ ne veut pas en entendre parler et que le PLQ s’y oppose bec et ongles) et, finalement, de la charte des valeurs Québécoises.

Les grands thèmes pratiquement absents de la campagne électorale sont nombreux : la santé, l’éducation, l’environnement (à part le consensus « drill, baby drill » des trois principaux partis), etc. Il a même été peu question de ce que les partis proposent dans leurs plates formes. Comme le slogan des libéraux est de s’occuper des vraies affaires (sic) et qu’ils ont ignoré ces sujets durant la campagne, devrait-on conclure qu’ils considèrent la santé, l’éducation et l’environnement comme des affaires triviales ?


La santé

Aujourd’hui il sera question de la santé, cet « éléphant dans la pièce » qu’on a tenté d’ignorer. À ce sujet, la Coalition Québécoise sur la problématique du poids a envoyé les deux questions suivantes aux trois partis ci-haut mentionnées ainsi qu’à Québec Solidaire (QS) :

  1. Un nombre croissant de Québécois souffre d’obésité : il faut freiner et renverser cette tendance. Quel est votre plan d’action à cet effet?
  2. Qu’est-ce que votre parti s’engage à mettre en œuvre pour réduire la consommation de boissons sucrées au Québec?

Comme vous pouvez le constater à la lecture de cette compilation produite par la Coalition, les partis étaient tous d’accord quant à la nécessité de prévenir l’obésité. Cependant, la CAQ et le PLQ ont fourni des réponses plutôt évasives. Par exemple, la CAQ a répondu : «La sédentarité chez les jeunes est très problématique. Il faut saluer les initiatives des dernières années, mais nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Il ne faut plus marcher pour combattre l’obésité, mais courir.» (sic). J’ose au moins espérer que la dernière phrase a été formulée au sens figuré parce que la marche est très bénéfique pour la santé même s’il s’agit effectivement d’une activité physique moins intense que la course. Si on lui « donne Legault[i] », le parti affirme avoir l’intention de « prendre un ambitieux virage prévention pour de saines habitudes de vie (…) notamment dans le milieu scolaire », mais il n’a pas cru bon de fournir plus de détails.

Quant à lui, le PLQ a répondu (et je cite ! j’ai seulement souligné un passage particulièrement ironique) : «Bien que la question de l’obésité ne figure pas parmi les enjeux prioritaires mis de l’avant dans la présente campagne, nous continuerons de soutenir les organisations, qui travaillent pour la prévention et la réduction des problèmes de poids chez les jeunes et chez les adultes québécois.» S’il a « les deux mains sur le volant », le PLQ affirme vouloir investir en prévention de l’obésité pour réduire la pression sur le système de santé, mais il n’a pas donné plus de détails quant au type d’investissement considérés.

Le PQ a souligné l’importance de cibler à la fois l’environnement et les comportements individuels dans la promotion des saines habitudes de vie et la prévention de l’obésité. Le PQ affirme être « déterminé » à : « Adopter, après consultation, une politique nationale de prévention en santé qui permettra, entre autres, d’agir sur les individus par la promotion de saines habitudes de vie, et sur l’environnement par l’amélioration des milieux de vie.» «Le Parti Québécois entend également adopter une politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique s’adressant à tous les citoyens du Québec, de tous les âges et de toutes conditions.» Il semble avoir une certaine familiarité avec la Charte d’Ottawa (pas celle de Pierre-Elliot Trudeau, mais plutôt celle de l’Organisation Mondiale de la Santé) qui vise à faire en sorte que les choix santé soient plus faciles à faire.

Finalement, QS a fourni une réponse détaillée qui s’inscrit également dans l’esprit de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé. Le parti entend notamment réduire les inégalités socio-économiques en matière de santé, mieux règlementer la publicité ciblant les enfants, mieux outiller les citoyens pour faire de bons choix alimentaires, améliorer l’environnement bâti pour favoriser la pratique d’activité physique et promouvoir les transports durables.


Une question ignorée…

Parmi les 4 partis sondés, seul QS a répondu à la deuxième question qui portait sur les boissons sucrées. Le parti propose les 3 mesures suivantes : «Québec solidaire:
• instaurera une cote éthique et écologique pour les produits agroalimentaires locaux et étrangers afin d’informer les gens de l’impact de leurs choix; [...]
• développera l'information aux consommateurs, assurée par une instance qui n’a pas d’intérêt lié à la vente des produits et services.
• instaurera des programmes d’éducation aux médias et à la consommation, et ce, afin de promouvoir le sens critique et la capacité de s’informer plus adéquatement.»


Le mot de la fin…

Il est à noter que plusieurs municipalités Québécoises ont agi pour limiter la vente de boissons énergisantes dans les établissements municipaux (arénas, centre sportifs et culturels). Voilà un bon pas dans la bonne direction.

Finalement, il aurait été intéressant d’inclure les propositions des autres partis (le parti vert et option nationale, notamment)…peut-être la prochaine fois. D’ici là, j’ose au moins espérer que ceux qui ont le droit de vote l’exerceront en grand nombre…


[i] Comme vous pouvez le constater, je me suis servi des slogans des différents partis…

lundi 31 mars 2014

Rues complètes et transports durables à Ottawa



Il semble que la question des transports durables constitue un sujet d’actualité dans la ville d’Ottawa. Dans un premier temps, j’ai assisté samedi dernier à un forum concernant la politique sur les rues complètes que la ville a adopté l’automne dernier dans le cadre de la révision de son plan directeur en matière de transport. Selon le règlement provincial, le plan directeur est un plan d’action détaillé qui explique la façon dont la ville interviendra au sujet du transport à court, moyen et long terme. Ce plan doit être révisé aux 5 ans et le public doit avoir l’occasion de se prononcer. C’est dans cette perspective que j’avais prononcé un discours au comité des transports en novembre dernier.

Qu’est-ce que ça mange en hiver, une politique sur les rues complètes ? C’est une politique dont l’objectif est de faire en sorte que la ville prenne en considération les besoins de l’ensemble des usagers de la route dans tous les projets de construction et de rénovation du réseau routier. Et ce, peu importe l’âge, le genre et le mode de transport (marche, vélo, transport en commun, voiture) des usagers. Le but est de faire en sorte que le réseau routier soit plus sécuritaire et convivial pour tous, pas seulement pour les automobilistes.

Il est toutefois à noter qu’il n’y a pas de formule magique pour concevoir une rue complète. Ainsi, une rue complète au centre-ville peut être bien différente d’une rue complète en banlieue.  La conception est d’autant plus efficace lorsqu’elle tient compte des besoins de la communauté. Il peut aussi y avoir des exceptions : par exemple, la politique ne s’appliquera pas aux autoroutes. En somme, la flexibilité est très importante dans la mise en œuvre d’une telle politique.

Cinq conseillers municipaux ont participé à ce forum organisé par Écologie Ottawa, et ils ont discuté de la façon dont ils considèrent que la politique devrait être mise en œuvre. Ensuite, il y a eu des groupes de discussion visant notamment à identifier des priorités quant à la mise en œuvre de la politique. Il semble y avoir une volonté de faire en sorte que cette politique ne soit pas reportée aux calendes grecques, mais comme l’indiquent les théories issues de la psychologie sociale (Godin, 2012), il y a souvent un écart entre les bonnes intentions et le comportement. Donc, il est important de demeurer vigilant.


Une coalition pour les transports durables

D’autre part, la Coalition pour les transports durables (Healthy Transportation Coalition) a vu le jour il y a quelques semaines. Comme le nom l’indique, la coalition fait la promotion du transport comme une alternative visant à améliorer la santé des individus, des communautés et de l’environnement au sens large.

Une revendication importante est celle d’améliorer la connexité des infrastructures piétonnières et cyclables. Trop souvent, un trottoir ou une piste cyclable disparaît soudainement, engendrant des conflits évitables entre piétons, cyclistes, autobus et automobilistes. Ces problèmes peuvent faire en sorte que plusieurs personnes optent pour l’automobile au lieu de marcher ou pédaler. C’est bien beau de faire des projets de rues complètes ici et là, comme par exemple l’avenue Laurier (du côté ouest seulement !), mais encore faut-il qu’elles mènent vers les destinations où les gens veulent aller.

Un autre objectif clé de la coalition est de rassembler les gens qui s’intéressent à différents mode de transport dits « alternatifs » comme la marche, le vélo et le transport en commun, ainsi que les personnes ayant des problèmes de mobilité pour lesquelles le système de transport actuel, axé d’abord et avant tout sur l’automobile, présente des difficultés majeures.

Bien entendu, compte tenu de l’interdépendance entre les villes d’Ottawa et de Gatineau, les Gatinois sont les bienvenus à s’impliquer dans la coalition, et je présume qu’une version française du site web sera disponible sous peu. La première réunion officielle des membres de la coalition aura lieu le 27 avril prochain.


Les politiques favorisant le transport actif…

Finalement, dans le cadre du congrès 2014 de l’Alliance pour la prévention des maladies chroniques au Canada, un atelier d’une journée au sujet des politiques en matière de transport actif aura lieu le mardi 8 avril prochain. Aux dernières nouvelles, il ne resterait que quelques places de disponibles. À bon entendeur…


Référence

Godin G. Les comportements dans le domaine de la santé : comprendre pour mieux intervenir. Montréal : Presses de l’Université de Montréal; 2012.

mardi 25 mars 2014

La mobilité indépendante et la pratique d’activités physiques



J’ai discuté à quelques reprises du concept de mobilité indépendante sur ce blogue. Ce concept correspond à la capacité d’une enfant de se déplacer dans son quartier sans être supervisé par un (ou des) adulte(s) (Hillman et al., 1990). De nombreuses études indiquent que la mobilité indépendante des jeunes a diminué considérablement au cours des dernières années (Gaster, 1991; Hillman et al., 1990; Shaw et al., 2013). Tout comme le pourcentage de jeunes qui utilisent des modes de transport actif comme la marche et le vélo...

Justement, plusieurs études illustrent que la mobilité indépendante est associée à la pratique d’activités physiques totale et, plus spécifiquement au transport actif et aux activités extérieures (Mackett et al., 2007; Page et al., 2009; Wen et al., 2009). Or, jusqu’à tout récemment, aucune étude scientifique n’avait évalué la mobilité indépendante chez les jeunes Canadiens, la plupart des études sur le sujet ayant été réalisées en Europe et en Australie.

En fait, il y a quelques semaines, ma collègue Michelle Stone de l’Université Dalhousie et des collègues de l’Université de Toronto ont publié un article à ce sujet dans la revue International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity (Stone et al., 2014).


Méthodologie

Dans cette étude, 1001 jeunes de 10 à 12 ans ont été recrutés dans des écoles de la ville de Toronto. Les écoles ont été sélectionnées selon le niveau socioéconomique (e.g., revenu médian faible ou élevé d’après les données du recensement de 2006) et le type d’environnement bâti (urbain ou péri-urbain). Les parents des participants ont répondu à un questionnaire dans lequel ils devaient entre autres indiquer le niveau de mobilité indépendante de leur enfant. Quant à eux, les jeunes ont porté un accéléromètre[i] pour mesurer leur pratique d’activités physiques pendant une semaine. Plus de détails concernant la méthodologie sont disponibles sur le site web www.beat.utoronto.ca

Les chercheurs ont évalué la relation de la mobilité indépendante avec :
1.      L’activité physique totale telle que déterminée par l’accéléromètre
2.      Le temps consacré à des activités sédentaires
3.      L’activité physique d’intensité faible
4.      L’activité physique d’intensité moyenne à élevée (soit le type d’activité physique qui fait présentement l’objet des lignes directrices Canadiennes sur l’activité physique.

Ils ont également vérifié si l’effet de la mobilité indépendante variait entre les jours de semaine et les fins de semaine. Finalement ils ont examiné dans quelle mesure la mobilité indépendante est associée à l’activité physique et au comportement sédentaire dans les 2 heures suivant la fin des classes ; une période qui présente (théoriquement) un potentiel important pour augmenter la pratique d’activité physique quotidienne.


Résultats

Près de 40% des parents indiquaient ne pas accorder à leur enfant la permission d’aller dehors (soit seul ou avec des amis) sans la supervision d’un adulte. Petit rappel : les participants étaient âgés de 10 à 12 ans ! Quand j’avais cet âge-là, il y a grosso modo une génération, mes parents m’encourageaient à aller jouer dehors beau temps mauvais temps, peu importe que je sois seul ou avec des amis, disant que je n’étais « pas fait en chocolat »…

Cela dit, un peu plus de 60% des participants avaient un certain niveau de mobilité indépendante (soit parfois, souvent ou toujours) et ce pourcentage était plus élevé chez les garçons (69,4%) que chez les filles (54,4%). Ce résultat corrobore ceux d’études précédentes (Hillman et al., 1990; Valentine, 1997; Villanueva et al., 2012), suggérant qu’à un âge donné, les garçons ont davantage de mobilité indépendante que les filles.

En ce qui a trait à l’activité physique, les jeunes qui avaient un certain niveau de mobilité indépendante étaient plus actifs physiquement dans l’ensemble de la journée, autant les jours de semaine que les fins de semaine. Ils accumulaient notamment davantage d’activité physique d’intensité moyenne à élevée. Ces différences ont été observées autant chez les filles que les garçons.

Uniquement chez les filles, la mobilité indépendante était associée à un moindre temps consacré à des activités sédentaires durant les jours de semaine. Quant à eux, les garçons qui avaient un certain niveau de mobilité indépendante accumulaient davantage d’activité physique d’intensité faible lors des fins de semaine.

Quant à la période après l’école, les jeunes qui avaient un certain niveau de mobilité indépendante consacraient moins de temps à des activités sédentaires et accumulaient  davantage d’activité physique d’intensité faible, moyenne et élevée. Ces résultats ont été observés autant chez les filles que les garçons.


Conclusion

Collectivement, ces résultats sont cohérents avec ceux d’autres études sur le sujet (Mackett et al., 2007; Page et al., 2009; Wen et al., 2009). Ainsi, il semble qu’en augmentant la mobilité indépendante, il serait possible d’accroître la pratique d’activités physiques. Cependant, pour développer des interventions efficaces pour promouvoir la mobilité indépendante, une meilleure compréhension des facteurs associés à ce concept sera nécessaire. Autrement dit, il faudra déterminer ce qui distingue les jeunes qui ont un niveau plus élevé de mobilité indépendante[ii]. C’est un sujet que j’ai l’intention d’explorer dans mes études futures. À suivre…


Références

Gaster S. Urban children’s access to their neighborhoods: changes over three generations. Environment and Behavior. 1991;23:70-85.

Hillman M, Adams J, Whitelegg J. One false move: a study of children’s independent mobility. London: Policy Studies Institute; 1990.

Mackett R, Brown B, Gong Y. Children’s independent mobility in the local environment. Built Environment. 2007;33:454-468.

Page AS, Cooper AR, Griew P. Independent mobility in relation to weekday and weekend physical activity in children aged 10-11 years: the PEACH project. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity. 2009;7:2.

Shaw B et al. Children’s independent mobility: A comparative study in England and Germany (1971-2010). London: Policy Studies Institute; 2013.

Stone MR, Faulkner GEJ, Mitra R, Buliung RN. The freedom to explore: examining the influence of independent mobility on weekday, weekend and after-school physical activity behaviour in children living in urban and inner-suburban neighbourhoods of varying socioeconomic status. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity. 2014;11:5.

Villanueva K et al. Where do children travel to and what local opportunities are available? The relationship between neighborhood destinations and children’s independent mobility. Environment and Behavior. 2012;45(6):679-705.

Wen LM, Kite J, Merom D. Time spent playing outdoors after school and its relationship with independent mobility: a cross-sectional survey of children aged 10-12 years in Sydney, Australia. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity. 2009.


[i] L’accéléromètre permet de quantifier l’intensité de l’activité physique et de déterminer le moment où les activités ont été effectuées, avec une précision de 5 secondes dans le cas présent.
[ii] Tout en contrôlant statistiquement pour des variables possiblement confondantes comme l’âge et le sexe.